Vendredi 14 avril 2006
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Devant Patricia Cornwell et Mary Higgins Clark, Andrea Japp est mon auteur de thriellers favoris. Elle est francaise (cocoricooooo), talentueuse, et son écriture rnevoie souvent à des émotions crues, fortes, extrêmement bien racontées. Les femmes sont au centre de ses romans, très souvent des mères. Avec La femelle de l'espère, ou avec ses bouquins autour de la mathématicienne Gloria Parker-Simmons, elle a créé une série de romans criminels d'une profonde densité. Ses bouquins tournant autour du couple terrible du flic et de la voyante (j'ai oublié les noms, tiens...) sont eux par contre pétillants de malice, avec une certaine aura Arsènlupinesque (sans sa maestria, ceci dit) qui me plaît beaucoup.
Aussi quand j'ia trouvé sur Amazon "les saisons barbares", j'ai cliqué, et fait livrer un colis de Japp chez Maman Adorée. Sa mission: tout ilre avant que je ne débarque le mois suviant et embarque mon précieux viatique.
Surprise, quand je prends la Saison, je vois le marque-page à la page 40. "Il n'est pas bien le bouquin, Maman?"
Il est très prometteur, dixit Maman Chérie, mais...
C'est l'histoire d'une mère qui apprend une nuit que sa fille, qui vit à l'étranger, vient de mourir. Et elle se met donc en route pour les funérailles. Arrivée chez sa fille elle découvre sa vie, retrace les derniers jours, relie les fils entre eux, jusqu'à découvrir que non, sa fille ne s'est pas suicidée. Je n'en dis pas plus sur l'histoire... Dèjà, j'imagine que pour ma mère, le thème du bouquin doit être bouleversant. Quelque part en elle elle doit ausis avoir cette crainte du coup de fil un jour annoncant que... et de devoir venir retracer ma vie et en boucler la fin.
Mais sachant que Madame Japp a réussi l'admirable tour de force de donner à la mère et à la fille le prénom de ma mère (pourtant peu courant) et mon prénom à moi mions courant que d'autres)... vous imaginez la réaction de ma mère, qui n'a pas pu s'empêcher de se mettre à la place de son homonyme de roman et, forcément, de me "sentir" à la place de la fille imaginaire. Selon ses propres termes la lecture était insoutenable, puisqu'elle matérialisait ses pires angoisses.
J'ai pris le bouquin. Je l'ai entamé un soir de migraine, avant de me coucher. Je n'ai pas décroché de la soirée. J'ai lu sans cesser de sangloter, en imaginant ma mère à la place de cette mère là, et cette pensée, cette image, me brisaient le coeur. En même temps le bouquin me fascinait terriblement, par toute la passion et tout l'amour contenu dans ces pages, tout cet amour d'une mère qui la rend capable de tout pour son enfant.
Les émotions nées de cette lecture ont été si fortes que je suis allée marcher dans le parc à une heure du matin, incapable de fermer l'oeil. Si on mesure la qualité d'un livre aux émotions qu'il fait naître, alors ce bouquin là est le meilleur que j'ai lu.