Vendredi 20 juillet 2007

"Ecoute ca c'est super."
Vous étiez un peu une emmerdeuse, alors vous aviez décidé d'entrée que non, ce ne serait pas super. Parce que l'Insupp' ne vous propose pas de découvrir quelque chose en se disant que "peut-être que ca te plaira", non. Il vous agite quelque chose sous le nez pendant des heures en vous disant "tu vas aimer", vous enquiquinant jusqu'à ce que vous criiez grâce et acceptiez d'écouter / lire / regarder.

Vous lui dites "oui ca me plaît" il se rengorge et ajoute "tu vois, maintenant tu peux laisser tes livres/CD/films de m..., tu connais un truc vachement mieux". Vous prenez la mouche, le ton monte (le vôtre, lui restant aussi calme qu'une salade verte).

Ou vous lui dites "non, ca ne plaît pas". Là, il commencera à vous expliquer POURQUO ca DOIT vous plaire. Ajoutant que c'est "vachement mieux que tes livres/CD/films de m...".

Vous essayez de faire ca de facon argumentée "ca ne me plaît pas parce que...". Il écoutera vos arguments (un peu), vous coupant au milieu de chaque phrase (ou presque, et quand vous le lui reprochez il réplique "je sais ce que tu vas dire") pour vous PROUVER que de toute facon vous avez tort et que SON truc est "vachement mieux que tes livres/CD/films de m...".

Du coup, l'opéra, vous avez bloqué. D'entrée (sur un CD, même aujourd'hui, vous trouvez ca barbant. Vous aimez qu'il y  ait un décor, des personnes, des costumes, du tra la la). Grognant contre "ce truc pour vieux pleins de fric".

Et puis Vienne, où on tète l'opéra avec le lait maternel, Vienne où on entend de la valse même pendant un marathon, Vienne où les plus grands noms de la musique viennent régulièrement jouer ou diriger.

Vienne où on peut aller voir Mutti ou Ozawa diriger les musiciens du Philharmonique pour 2 EUR.

Vienne où on va au concert ou à l'Opéra comme d'autres vont au cinéma ou au café.

Vienne et Nabuccho.

Nabuccho au programme. 
Souvenir de ma mère chantant à pleine voix le superbe air du Choeur des Esclaves. 
Souvenir de Nana Mouskouri entonnant "Je chante avec toi Liberté". 
Souvenir de cette superbe scène de "Sissi" à la Scala de Milan, où les Italiens se lèvent pour entamer le chant des esclaves en signe d'hostiilté face au couple impérial.
Nabuccho et ce choeur superbe qui me donne la chair de poule dès les premières notes.

Ce sera Nabuccho, donc. Une heure de queue, un billet à 10 schillings (5 francs de l'époque...), et la ferme résolution de "je prends la clé des champs après le Choeur des Esclaves."

Nabuccho et un coup de foudre. Malgré la mise en scène déplorablement moderne, malgré le parti pris énervant du metteur en scène, malgré un grand-prête qui boit à la bouteille sur scène entre deux phrases.

Malgré le choeur vêtu de blouses de nylon et de costumes cravates en polyester, malgré les personnages principaux en costume trois-pièces, malgré la lecon politico-philosophique que tout mauvais metteur en scène se doit de vouloir faire passer au mépris de la beauté pure d'une oeuvre superbe.

Un coup de foudre pour les voix, si puissantes, pour la musique, qui rentre dans le ventre et possède tous vos sens, pour le texte, si beau. 

Je ne suis pas partie après le Choeur des Esclaves.

par Princesse Strudel publié dans : Cinéma, opéras, comédies musicales
ajouter un commentaire commentaires (6)    recommander
Jeudi 19 juillet 2007
La scène se passe dans un appartement lyonnais. Une demoiselle échevelée (à l'époque je n'étais pas encore un Strudel) rentre de la fac, lance ses chaussures dans un coin du couloir, son sac dans l'autre, entre dans le salon pour s'effondrer dans le fauteuil rouge de l'Insupportable et...

"Bouh ouh ouh ouh ouuh"

Entre un grand jeune homme blond (enfin, il dît châtain, je ne vais pas le contrarier), désinvolte et sifflotant:

"Bonj...
-Bou ouh ouh ouh.
-Qu'est-ce qui t'arrive? 
-Bou ouh ouh ouh.
-Tu es montée sur la balance, c'est ca?
-Bou ouh ouh ouh.
-Tu as raté un partiel?
-Bou ouh ouh ouh.
-Mais enfin parle, qu'est-ce qu'il y a?
-Tu me quiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiittes."

Stupeur.

"Quoi?
-Bou ouh ouh ouh. -Bou ouh ouh ouh ouh ouh ouh ouh. Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiin."

Abasourdi - et craignant pour l'état du parquet - il s'approche d'elle:
"Mais enfin de quoi tu parles? Pourquoi tu penses que je te quitte?
-Bou ouh ouh ouh.
-Réponds-moi, enfin, qu'est-ce qui t'a mis cette idée dans le crâne?
-Bou ouh ouh ouh. Tes cédééééééééééés.
-Quoi, mes CD?
-Ils sont plus làààààà..."

Il rit. Le goujat, le mufle, le malotru, rit. Se marre. Se fend la poire. Elle est tellement en rogne qu'elle en oublie de couiner. 

"En plus ca te fait riiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiire que je sois malheureuse."
Il rit encore et déclare:
"Mes CD, je viens de les apporter à mon frère. Je les lui donne. Tous".

Les pleurs cessent via un interrupteur magique nommé "fini le heavy metal". 

Parce que l'insupportable était un fan de heavy metal. Pour une fan de disco et de variété, plutôt dur à avaler, malgré le casque (oui, vous étiez une emmerdeuse, et alors?). Ses 200 CD de Manowar, White Snake et autres chevelus hirsutes prenaient votre appartement la place de quinze paires de Sergio Rossi. Au moins.
A la perspective de tous ces CD définitivement partis, vous avez souri, vous aussi. Vous l'avez embrassé, l'Insupp'. 

Et ca aurait pu aller plus loin s'il ne vous avait pas sussurré, avec un sourire béat: 
"J'ai décidé de me mettre à l'opéra."
Et de sortir de sa veste deux double-CD...
par Princesse Strudel publié dans : Cinéma, opéras, comédies musicales
ajouter un commentaire commentaires (3)    recommander
Samedi 9 juin 2007

Des navets, j'en ai vu. Suffisamment pour en nourrir le Troisième Bataillon d'Infanterie.
Des daubes, idem. 
Des nullités, des conneries, des m...
Aussi. Cinéma, concerts, bouquins...

Ceci dit, en assistant mercredi soir à une représentation du spectacle "VSPRS" d'Alain Platel, je dois avouer que je me suis trouvée, pour la première fois, à court d'épithètes négatifs et malsonnants pour qualifier ce... truc.

Les bien-pensants m'objecteront que "l'Art" ne peut pas être objectivement qualifié de bon ou de mauvais, que c'est une question de goût, que tout y est subjectif.
Soit.
Je reste quand même persuadée que dire du gribouillis d'un singe sur un morceau de papier sale "c'est de l'Art" ne suffit pas en faire une nouvelle Joconde.
Et qu'exposer des selles fraîches ne suffit pas pour se targuer d'être un artiste.
Bref.
Je suis désespérément conservatrice et ringarde en matière d'art. Tant pis. Je vis très bien au large des pseudo-oeuvres de César et autres laudateurs du mauvais goût érigé en "AAAAAAAAArt".

Revenons à nos moutons. 

Invitée à une représentation dans le cadre du Festival "Impulstanz" qui se tient chaque printemps à Vienne, je m'y suis rendue en sautillant sous mon parapluie rose.
Parce que, même si je suis ringarde et conservatrice, je saisis très souvent l'occasion de confronter mes goûts avec la réalité que je critique si gaiement. On ne sait jamais: peut-être qu'un jour le déclic se produira et que je m'extasierai devant une toile blanche sur un mur blanc et serai prête à me priver de Sergio Rossi pour acquérir un tel... chef-d'oeuvre. Bref. Ringarde, mais pas fermée.

Je prends place, les pieds mouillés mais d'humeur toujours sautillante, sous les ors du Theater an der Wien, où j'ai vu, pour la première fois, le grand Ricardo Muti diriger "Les Noces de Figaro" (c'était avec l'Insupportable, il y a six ans). Une superbe place au Parquet, avec (hélas) vue imprenable sur la scène.

Le rideau s'ouvre sur... un bloc. Une colline, un rocher, un nuage au paradis? Dégoulinant de lambeaux de tissu blanc sale évoquant à merveille des morceaux de papier Q.

Je m'interroge tandis que, sur la scène, entre un monsieur muni d'une grosse miche de pain. Il gratte sur sa miche, la serre contre son coeur, la prend entre ses doigts, nous montrant visiblement qu'il a envie de se tailler un morceau de pain. Je lui soufflerais bien d'aller chercher un couteau ou de se fournir chez Poilâne pour la prochaine représentation, mais me dis que ca ne doit pas être dans l'esprit de l'AAAAAAAAAArt. Je me tais.
Ringarde, mais bien élevée, voui.

Monsieur Miche entreprend enfin de mordre dans son pain. A chaque bouchée, il recrache tous les morceaux sur la scène, évoquant furieusement un castor rongeant son tronc d'arbre pour construire son nid. A noter que faire le castor à table n'est pas tout à fait conforme aux principes de la Baronne. 

Pendant que Monsieur Miche ronge son pain (et que je ronge mon frein), entre un jeune monsieur bien mis. Qui se met à sauter et virevolter, tout en enlevant son pantalon, sa veste... Il se retrouve en chaussettes blanches soigneusement fixées sous le genou, en slip kangourou blanc et en chemise. A noter que le slip est assez ample pour que ses cacahuètes y vadrouillent joyeusement, bondissant de cà de là au rythme de ses sauts désordonnés. 
Après quelques entrechats, il se rhabille. Monsieur Miche a fini de ronger son pain. 
Entre une femme bizarrement vêtue qui entreprend de désigner des gens "du public" et de les faire monter sur scène. Chacun de ces "élus" se met alors à sautiller sur place, pendant qu'une contorsioniste vêtue de blanc sale entreprend d'escalader le décor de papier Q, se balancant, se tortillant, rappelant plus une guenon qui cherche son petit que le Cirque du Soleil.

Soudain, au fond d'une loge, on entend "Batman". Une grande duduche commence à s'avancer vers la scène, lancant à intervalles irréguliers des vociférations mêlant noms de super-héros et de personnages religieux. "Wonderwoman", beugle-t-elle, "Catwoman", "Jesus-Christ"... 
Quand elle arrête ses gesticulations et ses vociférations, c'est pour se planter comme un mât de cocagne en robe jaune et déclamer en mauvais anglais "I wrote a poesy: "lonely caca".
Me demandant à quand remonte mon dernier bilan ORL et si on peut déjà avoir beosin d'un sonotone à 29 ans, j'ai tendu l'oreille.
Ah oui, j'avais bien entendu, puisqu'elle le répète: son poème s'appelle bien "lonely caca".
Ce que confirme, hélas sans ambiguité aucune, le texte qu'elle commence à déclamer (en anglais s'il vous plaît, mais que je vous traduis, car je m'en voudrais de risquer de vous faire manquer un tel chef-d'oeuvre): 
"Caca solitaire, quand je te vois dans ta robe marron clair, je t'aime. Je te fais tous les jours. C'est tout."
Mouais. On peut bien dire que c'est de l'AAAAAAAAAAAAAart, mais ca ne fera pas d'elle une nouvelle Homère. Pendant ce temps, sur la scène, le reste des personnages sautille sur place et s'agite en faisant des grimaces.

Après le lonely caca, je me suis dit que j'avais plein de trucs à faire à la maison: le ménage, la lessive, le repassage. J'ai quitté la salle. Comme ca, sans attendre l'entracte. J'aurais bien jeté des tomates au passage, hein. Je n'en avais pas, c'est bien dommage.

J'ai quand même fait un saut sur Internet histoire de voir ce qui se cache derrière tout ca.
Hé bien, il y a des critiques pour affirmer avec le plus grand sérieux que "[Alain Platel}...affirme avec force la mise en scène des marges, avec des personnages hors norme et une dépense physique déstabilisante (pour sa dernière pièce, Vsprs, il s’inspire de films de patients en hôpital psychiatrique et élabore une gestuelle de tremblements et de convulsions). En 2003, il interrompt pour un temps son activité de création, laissant aux interprètes le soin de créer leurs propres spectacles. Il revendique en effet pour les Ballets C. de la B. un fonctionnement de collectif "

D'autres
essaieront de faire une critique un peu moins laudatrice, sans pour autant  oser mouiller leur chemise et clamer haut et fort que "c'est de la m...". A quand de vrais critiques avec assez de courage et d'intégrité pour donner un avis tranché et sincère, sans blablater sur l'AAAAAAAAAAAAAAAaart? Ont-ils tous perdu courage et indépendance d'esprit en même temps que la culture est devenue subventionnée?

par Princesse Strudel publié dans : Cinéma, opéras, comédies musicales
ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander
Mardi 8 mai 2007
J'avoue que, quand j'ai vu que c'était Christine Mielitz qui mettait en scène le Fliegende Holländer (le Vaisseau Fantôme) de Wagner, j'ai eu comme une brève envie de prendre mes jambes à mon cou et de quitter l'opéra avant d'assister à un énième massacre.
 
Et puis, et puis...
 
Et puis la perspective de revoir le génial Seiji Ozawa diriger les musiciens du Staatsoper, celle d'assister pour la première fois à une représentation du Fliegender Holländer, l'a emporté. D'autant qu'il n'y avait rien à la télé. Entre Mielitz et les commentaires oiseux des pseudo-démocrates à l'occasion de la soirée électorale, j'ai quand même préféré risquer l'opéra.
 
D'autant que l'histoire du Hollandais est d'un romantisme achevé.
 
Le Hollandais a juré de croiser un cap "dusse-t-il naviguer éternellement". Satan pour le punir de sa présomption l'a alors condamné à l'errance éternelle. Un ange divin a cependant réussi à adoucir la sentence: le Hollandais a le droit de faire escale tous les sept ans. Une femme qui lui serait fidèle jusque dans la mort pourrait le délivrer de la malédiction.
 
Faisant justement escale le Hollandais rencontre Daland, caiptaine d'un autre navire. Lequel Daland l'invite à terre afin de rencontre sa fille Senta, belle et fidèle.
Présentés l'un à l'autre ils tombent amoureux au premier regard (et c'est là que je me dis que si on mettait l'étude de Wagner au programme de l'école primaire on aurait beaucoup, beaucoup moins de Crapauds).
 
Daland déclare alors que les fiancailles seront célébrées lors de la fête de retrouvailles. Les marins de Daland descendent à terre retrouver leurs douces. Là, Mme Mielitz s'est visiblement souvenu qu'elle devait commettre une énormité afin d'imprimer sa vilaine papatte sur un chef-d'oeuvre visiblement trop beau pour son entendement: les marins commencent à se déshabiller, couchent les femmes à terre, et les montent. Si si, comme ca, au milieu de la scène. Torse nu, chaque marin fait de grands mouvements de va et vient sur le corps de sa, heu... fiancée? Ribaude? Tous en groupes, comme des phoques. Partouze en ré majeur. Grandiose.
 
Eric, chasseur amoureux de Senta, intervient pour rappeler à celle-ci que c'est à lui qu'elle a juré fidélité. Senta nie, il évoque alors les moments partagés. Le Hollandais l'entend, et délivre Senta de sa promesse afin qu'elle ne soit pas, du fait de son parjure, condamnée elle aussi à l'errance éternelle.
 
Le passage où le Hollandais chante son adieu à la délivrance est poignant à pleurer. Et quand Senta lui répond qu'elle lui sera, comme promis, fidèle jusque dans la mort, avant de se jeter à l'eau (Mme Mielitz a préféré l'immoler dans les flammes), j'en ai eu la chair de poule.
 
Durant seulement deux heures et quart, sans entracte, le Vaisseau Fantôme est peut-être l'oeuvre idéale pour aborder Wagner (encore que les Maître Chanteurs, fort amusants, soient aussi une belle facon de commencer). Les choeurs, une fois de plus, sont superbes.
Voir Ozawa diriger est un plaisir rare: il est amical, sautillant, gai, plein d'énergie, facétieux. A la fin de la pièce il serre la main de la plupart des musiciens, pas seulement de son premier violon. Quand il monte ensuite sur la scène pour saluer le public avec les chanteurs, il sourit, visiblement heureux d'être là et d'avoir offert ce moment aux spectateurs. Il irradie d'enthousiasme.
Image hébergée par servimg.com
par Princesse Strudel publié dans : Cinéma, opéras, comédies musicales
ajouter un commentaire commentaires (5)    recommander
Vendredi 13 avril 2007

En wagnérienne convaincue, et malgré les massacres joyeusement commis par des metteurs en scènes qui, sous couvert de modernisme, dénaturent comme à plaisir l'atmosphère superbe et romantique des oeuvres de Wagner, je suis allée dimanche voir une représentation de Parsifal.

Parsifal est joué à Vienne au moment de Pâques. Comme la Chauve-Souris du 31 décembre et du 1er janvier, comme le Casse-Noisette et Hansel et Gretel de la période de l'Avent, c'est une oeuvre clé de la tradition musicale viennoise.

Parsifal, donc. Si l'opéra a été écrit après Lohengrin, le héros de l'histoire, nous l'apprenons dans Lohengrin, est le père de ce dernier. Ayant consciencieusement fait mes recherches sur le Net, cherché le livret, lu l'histoire, je me réjouissais de voir une pièce romantique et chevaleresque. Tout en craignant que le metteur en scène ne commette quelque crime de lèse-esthétique.

J'ai été servie. Aussi bien du côté du romantisme et de la beauté qu'au niveau du crime intellectuel.  J'exaqgère à peine.

Si les voix, comme toujours au Staatsoper, et la musique, comme toujours dans Wagner, étaient belles à vous prendre aux tripes, la mise en scène était juste bonne à complaire à quelques pseudo-intellectuels en mal de politiquement correct.

Au premier acte, Madame Mielitz (puisque tel ets le nom de la dame qui a défloré l'oeuvre) a entrepris de faire faire aux chevaliers du Graal un exercice de gymnastique. Véronique et Davina avant l'heure, Messieurs-Dames! Il est d'un ridicule achevé de voir des hommes en tenues aussi sommaires que dépenaillées brandir des épées en rythme et pivoter d'un quart de tour par phrase chantée, brandissant chaque fois une arme de carton-pâte. En haut, en bas, on tourne. En haut, en bas, on tourne.

Le repas des chevaliers - plus exactement, leur communion autour du Graal a été lui aussi d'un ridicule achevé: quelques écuyers se sont mis à genoux, fesses en l'air, afin de servir de support à la longue nappe tendue autour de la scène.

Passons sur le deuxième acte: puisque Parcifal doit être soumis à la tention des filles-fleurs, Madame Mielitz fait se dérouler la scène dans un bordel. Heureusement que la dame n'était pas sponsorisée par Sonia Rykiel, sans quoi nous aurions sans doute eu des canards vibrants et des jouets érotiques sur les tables.

Troisième acte... Parcifal vainqueur de Klingsor récupère l'épée valeureuse perdue par le roi Titurel. Sauf que cette épée, Messieurs-Dames, était figurée par un sabre laser... Là, j'ai tout de suite pensée à Caroline (les pensées d'une ronde) et j'ai eu du mal à ne pas pouffer. Mais franchement, Parcifal, ce n'est pas le retour du Jedi, bon sang...

On retrouve au troisième acte les Chevaliers du Graal. Porteurs de lunettres de pilotes faisant furieusement penser à "vol au-dessus d'un nid de coucou. On enlève de la scène deux enfants évanouis: Madame Mielitz veut-elle donner à penser que les Chevaliers du Graal sont les Ogres du Petit Poucet?

Le fin du fin est atteint quand, à la fin du troisième acte, quelqu'un casse le Graal. Là, elle fait fort, la mère Mielitz.

Après l'or du Rhin, Tristan, Siegfried, Lohengrin, et maintenant Parcifal, je me demande pourquoi la tendance est au massacre des pièces de Wagner par des metteurs en scène aussi ineptes du compositeur. Peur des foudres des intellos bien-pensants?

Cerise sur le gâteau, le chef d'orchestre, Sir Runnicles, n'était pas en frac. D'un homme de la noblesse britannique on aurait pu attendre autre chose qu'un semblant de veste porté sur une chemise violette, non?

par Princesse Strudel publié dans : Cinéma, opéras, comédies musicales
ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander

Calendrier

Août 2008
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30 31
             
<< < > >>

Recherche

Blog : Croyances sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus