Ah la la, ma chère Véronique-du-sud, optimiste moi? Oui, d'une certaine facon. Et je suis aussi une angoissé chronique, reine des films noirs qu'on se tourne à soi-même.
Donner des lecons d'optimisme... gros défi à relever. J'ai peur de ne pas savoir. Mais depuis que j'ai lu le petit mot de Carole sur son blog, j'essaie de me focaliser sur les choses agréables de la journée, mes petites réussites, etc. Po-si-ti-ver. Si ca peut m'aider à avori confiance, hein, j'aurais tort de m'en priver.
Mes petites et grands joies d'hier...
J'ai pu sortir tôt du bureau après une journée efficace niveau boulot.
Je suis allée rendre le joli collier que j'avais acheté pour aller avec mes boucles et ne va du tout avec lesdites boucles. Les dames ont été très aimables et me font un avoir, elles ne remboursent pas en liquide.
Du coup j'ai farfouiné dans la boutique... Un superbe collier me fait de l'oeil. Moi qui ne voulait pas acheter le Swarovski à 69 EUR... Figurez-vous que l'objet de mes rêves est une réplique d'un collier concu par Fabergé pour l'Impératrice de toutes les Russies. La mignonne petite chose est constituée de larges maillons rectangulaires en argent émaillé crème (souples d'aspect), reliés entre eux par des étoiles mêlant des cristaux rouge et incolore. Elle me va à merveille (bien sûr que je l'ai essayée). Et coûte la bagatelle de 285 EUR. Moins 20% de réduction jusqu'à la fin du mois. Moins 40 EUR d'avoir (mon collier précédent). Ca nous fait quand même la modique somme de 188 EUR à sortir. Moi qui me félicitait de n'avoir "que" 30 EUR de découvert ce mois-ci...
D'un autre côté je touche mon salaire aujourd'hui. Je n'irai pas au bal de l'opéra. Je n'achète pas de nouvelle robe de bal. Je n'ai pas fait les soldes. Et je vais avoir quelque chose à fêter très bientôt.
Mais je me suis offert une overdose de courses pour Noel: manteau, valises, bottes extravagantes, et j'ai dû payer 80 EUR pour faire remonter mon collier de perles douces.
Collier ou pas collier? Il est à tomber.
Bref... J'aime ce genre de délicieux dilemnes.
Autres plaisirs? La répétition d'hier soir a été à mourir de rire. Je n'arrive pas à cerner mon danseur, qui est un râleur patenté, mais sinon, je m'amuse beaucoup à danser le menuet. J'ai filmé hier, je ne sais pas si je peux mettre les films sur mon blog, mais il va falloir que je trouve un moyen de vous faire entendre le maître de baller scander "ouane, tou, truie" pendant que nos messieurs bondissent comme des sauterelles, c'est tordant.
J'ai recu hier mon diadème pour le bal des Médecins, il est très joli, orné de cristaux, et nous avons le droit de le garder après le bal (au bal des garcons de café il a fallu rendre notre couronne).
J'ai bien dormi, même si j'ai fait un rêve bien triste.
J'ai réussi à me lever assez tôt ce maitn pour me laver les cheveux et faire mon brushing.
J'ai très bien fait mon brushing.
C'est un leitmotiv que vous verrez revenir souvent. En fait jusqu'à il y a peu je me tamponnais de mon brushing comme de ma première paire de soquettes à pompons. Je me lavais les cheveux, les laissais sécher, et puis hop. Si c'était vraiment pas sortable, un élastique, une couette, le tour est joué.
Et puis j'ai rencontré Pimprenelle et le Moineau, lesquelles adorent parler brushing. "Je nage jusqu'à telle heure, après le temps de me doucher, de faire mon brushing et je suis chez toi". "Excuse moi pour le retard, le temps de faire mon brushing, tu comprends". "Oh j'ai une tête affreuse je n'ai pas eu le temps de faire mon brushing". Ou pire: "oh oui elle est mignonne, mais bon, il faudrait qu'elle apprenne à se faire un brushing".
Bref. Peu à peu j'ai pris le pli. Du brushing. J'ai horreur de ca. Du brushing. Mais si je ne suis pas brushée, ca y est, je me trouve immonde. Et quand je vois une nénette dans la rue je me surprends à penser "mmm, chouette brushing". Ou encore "ben dis donc elle pourrait se faire un brushing quand même".
Je suis donc devenue propriétaire d'un sèche-cheveux (avec une touche "air froid", indispensable pour .... le brushing), d'une grosse brosse ronde, d'une moyenne brosse ronde, et tous les trois jours (pas plus, faut pas charrier) après le shampoing, hop, de la mousse, hop, la tête en bas pour décoller les racines, hop on démèle avec un peigne ad hoc et hop, on brushingue. Mes cheveux font ce qu'ils veulent, et puis une fois qu'ils en ont fait à leur tête, je tente de dominer le tout et de les lisser sagement. Alors des fois il y a la frange, parfois il n'y en a pas. Parfois il a les mèches à la rebiquette, parfois elles rentrenr vers l'intérieur. Parfois raie à droite, parfois à gauche, parfois au milieu.
J'attrape toujours des crampes dans les bras car je n'aime pas lever les bras en l'air.
Je rate toujours l'arrière de la tête car je ne sais pas où viser avec le séchoir. Et puis je ne le vois pas, moi. L'arrière de ma tête. Le séchoir, je le vois, forcément.
Voilà... après le fond de teint (je ne sors plus jamais sans fond de teint, je me trouve sinon rougeaude, pores dilatés, imperfections, etc), la crème de nuit, le contour des yeux, la fourrure, les talons, la collection de tatanes à talons plus ou moins vertigineux... le brushing. Je me pimprenellise. Y'a pas de remède.
Oh, je me permettais bien de faire relâche quand j'allais voir mes parenst. Faire mon brushing pour le chien, me maquiller pour les poissons rouges, hein...
Sauf que mes parents s'y mettent. "Tu devrais apprendre à te maquiller, te coiffer, à porter des trucs élégants". Quand je vois moi que j'ai gardé ma ligne de lycée en enfilant mon vieux jean favori, eux voient surtout une nénette qui se laisse aller côté vestimentaire. Alors je joue les pimprenelles en vacances.
C'est sans issue, je vous dis.