Malgré les commentaires en demi-teinte glanés çà et là, j'ai été enchantée par le salon des loisirs créatifs de Nice, le premier auquel je participais.
Après un atelier chez Aladine - ah, les fameux tampons Aladine, qui m'ont tant fait rêver et qui finalement ne sont pas vraiment à mon goût (hormis les transparents, que je trouve fins et bien
réussis), j'ai pointé mon nez au TDS: grand stand, très achalandé - se déplacer entre les rayons relevant de la gageure, avec une vendeuse affirmant "non Madame, nous ne vendons pas de papier à la
feuille sur les salons, ils risqueraient d'être abîmés". Or, surprise, que trouve-t-on en longeant le stand par l'extérieur? Des papiers à la feuille, oui oui oui. Alarmée peut-être par quelques
histoires de prix relevés avant soldes, j'ai trouvé - à tort ou à raison - que les prix du matériel proposé à la vente était bien élevé... Alors, avant de faire mes achats, j'ai voulu aller
comparer les prix et me suis rendue sur le stand
Atilolou.
Surprise! Sous ce nom au son de roudoudou se cache la talentueuse Flo, ex "ateliers de Flo", que je n'arrivais plus à trouver sur Internet et dont je pensais qu'elle avait fermé boutique.
Que neni: Flo, toujours secondée par son mari Patrice, a développé avec lui sa propre ligne de produits, dont des kits somptueux qui m'ont immédiatement tapé dans l'oeil. Après avoir farfouiné d'un
bout à l'autre du stand et découvert transferts originaux, papiers en promotion - et hop, 40 feuilles de plus dans mon stock - zigougous et bibrouilles, je suis allée écouter Patrice raconter les
albums réalisés par Flo, sur la base des kits Atilolou.
Disons que Tupperware a perdu un grand vendeur le jour où Patrice a choisi de ne pas y entrer. Il parle des albums et présente les kits avec tant d'art et de savoir-faire que le syeux brillent et
les porte-monnaies s'ouvrent. Bref, j'ai laissé chez Atilolou l'intégralité de mon budget scrap prévu pour le salon - soit mon budget scrap de l'année, à vrai dire - et attaqué directement une
page.
Papier Basic Grey Granola organic, transfert Atilolou, monogramme Scarlet's letter par Basic Grey, rubans offerts par Lilune lors du jeu des chouchoutes. Le journaling est au dos de la feuille, car
j'ai tendance à toujours en mettre des tartines, difficile sà caser sur une page de scrap.
Un appel à la maison pour prendre des nouvelles, et la voix joyeuse de Christian qui m’annonce que
« nous venons d’adopter un nouveau petit chien, ta maman t’en dira plus quand elle sera de retour. Il s’appelle Elliot, il est adorable. »
Et c’est ainsi que tu es entré dans nos vies par un mois de juin ensoleillé. Quelques mois tout juste après la mort de Fripouille, qui vivait avec nous
depuis 14 ans, tu venais remuer ton pompon de queue sous nos yeux rieurs, impatient, vif, pataud aussi. Popeye, devenu bien malgré lui le patriarche, t’a boudé quelques jours, quelques
semaines. Difficile pour notre vieux compagnon, ancien camarade soumis d’une petite boule de poils noirs, puis « fils unique », de voir
débouler sous sa truffe pensive un petit truc fripon à la robe trop claire. Pour te concilier les bonnes grâces de ton nouveau copain, ou peut-être simplement parce que tu es d’un caractère gai
et joueur, tu as multiplié les avances et les cabrioles, les grâces et les coquetteries, jusqu’à apprivoiser notre vieux bougon de chien.
Quant à moi, venue de Nice dès la nouvelle connue pour te rencontrer, c’est dans la voiture que j’ai fait ta connaissance. Venue me chercher à la gare, ta
maîtresse t’avait installé aux pieds du siège du conducteur, et c’est en ouvrant la porte que j’ai vu une petite masse frémissante, le museau caché dans ses pattes, et des yeux timides…
Hop, dans les bras, hop, des câlins, hop, des gazouillis sans queue ni tête… En un instant j’ai craqué comme toute la famille pour tes yeux noirs,
ton museau curieux et tes facéties. Même si, à cause de toi, je me suis retrouvée à quatre pattes pour éponger tes bêtises au milieu de la nuit, même
si tu m’as réveillée chaque matin par tes pleurs de crocodile dès que ta maîtresse fermait la porte derrière elle, même si tu m’as fait tourner en bourrique plus souvent qu’à ton tour, tu as
trouvé dès le premier câlin le chemin de mon affection.
Vous en pensez quoi?